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Rencontre avec Ed, le fondateur du Wax Buyer Club

Par 22/12/2017Blog

Le Wax Buyer Club, c’est une sélection de vinyles qui arrive tous les mois dans votre boite aux lettres.  Des pépites, des découvertes, du funk au rock garage, des pressages de grande qualité et l’exclusivité aux labels indépendants ! On a eu la chance d’interviewer Ed, l’ami disquaire qui se cache derrière le Wax. Bonne lecture !

Vinyles du Wax Buyer Club

Ed, peux-tu nous raconter comment est née cette envie de faire partager des pépites mensuelles ?

Assez simplement en fait : lorsque j’étais petit mes parents recevaient chaque mois quelques CD chez eux avec le Club Dial. Ce souvenir m’est remonté d’un coup en voiture, et je me suis demandé si un service similaire existait pour le vinyle. J’ai fouillé un peu, et j’ai découvert le Vinyl Me Please. Ce sont des américains, ils envoient chaque mois un vinyle à leur abonnés et c’est vraiment très bien. Sauf que voilà, pour bénéficier de leur offre en France il faut payer des frais de port internationaux et ça revenait à l’époque à presque 45€ par mois et par vinyle. J’ai donc monté le Wax Buyers Club pour moi parce que j’étais frustré de ne pas trouver d’offre équivalente en France. Voilà comme le Wax est né : un vinyle par mois en édition limitée, pour 23,99€ frais de port compris et avec un accès à une boutique en ligne plutôt sympa si j’en crois le retour de nos abonnés.

Un vinyle par mois ce doit être parfois frustrant pour faire un choix ? Comment tranchez-vous ? Qu’est-ce qui motive votre sélection ?

C’est terrible! Il y a tellement d’albums que l’on a envie de vous faire découvrir. C’est d’ailleurs pour cette raison que les abonnés ont accès à une boutique en ligne, sans frais de port additionnels, et que l’on leur envoie aussi une mixtape Spotify & Deezer chaque mois dans la News Letter.

Ceci étant dit, on s’est fixé plusieurs contraintes. Le vinyle envoyé aux abonnés est forcément un album. Pas d’EP ou de compilation, même si on a fait une exception en juillet 2015 avec la compilation anniversaire de Jarring Effects : une triple vinyle couleur (rouge, vert et bleu) avec des tracks exceptionnelles. Et, même si on a ouvert la boutique en ligne aux majors, le vinyle du mois est toujours produit par un label indépendant. Ce choix de soutien aux indés est très important, c’est l’ADN du Wax.

Ensuite, il faut qu’on adore l’album et que le mastering soit de qualité. Si le vinyle est pressé à partir d’une source compressé comme c’est malheureusement le cas parfois, c’est à la fois sans intérêt et décevant pour les abonnés. On prête également attention à la pochette et on aime bien envoyer des vinyles de couleur.

Enfin, il y a une contrainte budgétaire : le prix de l’abonnement est de 23,99€ par mois, frais de port compris. Tu enlèves la TVA et l’expédition, la contrainte est forte. Il  n’est plus rare de voir des vinyle au catalogue des distributeurs autour de 20€ HT… ça donne des vinyles à 35€ chez ton disquaire. C’est délirant. Malgré cette contrainte de prix, on arrive à proposer des vinyles superbes qui peuvent parfois atteindre des prix considérables chez les marchands traditionnels, et sans les exclus du Wax. Regarde le vinyle de septembre 2016, Midnight Ravers. Les abonnés ont reçu un vinyle en pochette « die-cut » (qui laisse apparaitre la pochette interne) avec 10 lithographies et un insert dédicacé de Dom Peters. On a fait le tour, c’est un disque à plus de 35€ en magasin.

Nous, ce que l’on souhaite faire c’est démocratiser le vinyle, pas en faire un marché de niche pour les quelques uns qui en ont les moyens. On peut comprendre le besoin de posséder dans sa discothèque des « classiques » du rock 70’s. Mais refourger des repress à prix d’or alors que l’on peut les trouver en occasion à moins de 10€, très peu pour nous. Et puis faire découvrir de nouveaux artistes, comme The Adelians, Triptides, Stranded ou Black Pistol Fire, quel kif!

S’il n’y avait aucune limite, aucune contrainte, quel disque serait dans la box de novembre ?

QuelS disqueS tu veux dire! Certains albums ne sont plus disponibles en vinyle ou en CD. On pense aux premiers albums de MC Solaar par exemple. Les premiers albums des nantais de Hocus Pocus nous font bien envie aussi. Ça serait une vraie fierté que d’arriver à les faire represser… Les éditions limitées de chez Third Man Records aussi, mais elles sont réservées à leur boutique physique aux US, ça serait formidable.

Il nous est arrivé aussi d’envoyer un 45 tours avec le vinyle du mois. On aimerait bien proposer un LP dans une version « boxset » 45 tours. C’est à dire un album complet sous la forme d’un coffret de plusieurs 45 tours : mais pour des raisons de coût, c’est totalement impossible. Je le sais, on a travaillé sur un projet de ce type!

Tu mets beaucoup en avant le rôle d’accompagnateur au-delà de celui de défricheur musical. En quoi cela consiste-t-il ?

J’ai passé, et je passe encore, beaucoup de temps chez mon disquaire. Grâce à lui, j’ai découvert des artistes que je ne serais pas allé écouter pour pleins de raisons. Il se trouve que nos clients n’ont pas toujours un disquaire indépendant près de chez eux et que, quoi qu’on en dise, on ne trouve pas de tout chez les grands web marchands comme Amazon ou la Fnac. Il y a discogs bien sûr, mais c’est tellement énorme que ça en effraie beaucoup. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons un blog, afin de donner des conseils à ceux qui en ont besoin.

De la même manière que l’on fait confiance à son boucher, on fait confiance à son disquaire. Le Wax Buyers Club, c’est un peu ton disquaire, ton quartier, mais sur le net. Demande à nos abonnés, ou nos followers sur Instagram, Twitter ou FB : on répond toujours à leurs questions en moins de 24 heures. Et comme on reste une minuscule entreprise, et bien on commence à (presque) tous les connaitre. Quand je repère un vinyle qui pourrait leur plaire, je leur envoie un petit mail personnalisé pour savoir si ça les intéresse. Et eux n’hésite pas à nous demander des choses spécifiques, qu’on leur trouve quand c’est possible.

Comment vois-tu le développement de WBC ces prochains mois, prochaines années ?

On a déjà fait un chemin incroyable depuis février 2015 et les quelques dizaines de vinyles que l’on a envoyés à ce moment-là. On n’aurait jamais imaginé en envoyer autant aujourd’hui. Du coup, on ose proposer des albums audacieux.

Pour répondre à ta question, on ne cherche pas à se développer plus que ça. J’ai toujours un « vrai » job à coté du Wax Buyers Club et même si ça me prend de plus en plus de temps, ça doit rester une passion. Les quelques bénéfices qui sont réalisés nous permettent de proposer des vinyles du mois encre plus qualitatifs, et d’abonder la boutique en ligne avec de très belles éditions.

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